mardi 6 août 2013

Gili Trawangan


Ce matin, direction les Gilis. En fait Gili veut dire île..donc dire Les îles Gilis, c'est un pléonasme.

En partant d'Amed, la vue sur la côte me fait penser à l'île de la Réunion (dans mon imaginaire).



On installe sur gili Trawangan pour 3 jours où le programme est simple: Plage et Snorkeling. On fait quand même le tour de cette petite île. 2 heures de marche suffisent. Aucun véhicule à moteur! (Ni voiture, ni scooter); juste des vélos et des cidomos (genre de carriole qui transporte les touristes)



Lieux de villégiature: le Eden Cottage se situe au nord de l'île, au calme, dans une palmeraie.
Notre hôte, Suzanne, nous laisse une petite brochure dans laquelle elle nous explique comment vivre sur une île où toutes denrées proviennent de l'extérieur. Les ressources naturelles de l'île sont quasi-inexistantes (l'eau douce est même importée de Lombok) et Il peut même y avoir des coupures régulières d'électricité, surtout en haute saison touristique. Je suis donc surpris de voir sur la rue principale tous ces restaurants et hôtels luxueux qui éclairent de mille feux leurs bâtiments, pour le confort des touristes comme vous et moi.

Eden cottage
Exemple typique d'un lieu touristique dans le sud de Trawangan

Les gilis sont réputées pour le snorkeling, la plongée et ses plages.
Mais personnellement, je trouve l'ensemble un peu décevant.
- il n'y a que deux endroits où l'on peut vraiment nager (de par et d'autres du ponton principale, là où le monde s'attroupe, donc)
- Le snorkeling est décevant après Amed. Effectivement il y a des poissons tropicaux mais la pêche à la dynamite pratiquée pendant des années à détruit le corail: les poissons ont pratiquement disparu. Il faut faire de la plongée pour voir une faune et flore intéressantes.
- Les plages du reste de l'île n'ont pas un fond assez important pour se baigner; à 50m de la plage, l'eau n'arrive qu'aux genoux ou au niveau des hanches; de plus, le corail mort et brisé en mille morceaux rend l'accès difficile si l'on ne porte pas de chaussures en plastique, donc quasiment impraticable pied nu, à moins de vouloir se couper ou se blesser: on voit les snorkeleurs marcher comme des pingouins pour rejoindre le rivage.

Le corail mort jonche quasiment toutes les plages de l'île
Au loin, gili Meno


Des points positifs? Oui, quand même… dès que l'on s'éloigne de la foule; on a vraiment l'impression d'être seul et sur la plage abandonnée (bla bla bla et bla bla); bref vous connaissez la chanson.

Plage déserte, plage impraticable

La déception s'en est vite allée quand, lors d'une session snorkeling, on a enfin aperçu des tortues, sur la plage située à 100 mètres de notre petit hôtel. Si on avait su, on ne se serait contentés que de cette partie depuis notre arrivée.



Je vous conseille de faire une petite marche sur la côté ouest de l'île en fin d'après-midi pour profiter de l'ambiance décontractée qui règne.




Et terminer par un diner au marché de nuit, entouré de touristes. dans une ambiance bonne-enfant toute de même.


Parallèlement à la rue principale, le village des autochtones: les Sasak. Malheureusement, n'étant pas décemment vêtu et en période de ramadan, je n'ai pas voulu les offenser en y pénétrant en short de bain.

Prochaine étape: Nusa Lembonga (retour à Bali). Les Gilis font partie administrativement de Lombok…et par ailleurs, les gens (les Sasak) qui les peuplent ont une culture différente des Balinais.

Amed, l'extreme est de Bali


Les Balinais disent que la région est la plus sèche de l'île, mais il pleut assez pour qu'une végétation plus dense qu'en Méditerranée puisse pousser confortablement.

Après Sidemen, on est heureux de retrouver les chauds rayons du soleil qui faisait souvent défaut en altitude.

Après la réservation du fastboat pour les Gilis, le chauffeur nous emmène à notre hôtel, le Bedulu resort. 6 chambres au total et pour arriver à la notre il faut "grimper"!  Les pentes sont bien raides dans la région. Ce qui n'empêche pas quelques constructions de nouveaux petits hôtels. Notre bungalow et la piscine à débordement offrent une vue imprenable sur le détroit de Lombok.









Journées snorkeling, transats et bains de de soleil.

La plage de Jemeluk est composée de sable noir et de galets, mais des transats et warungs gérés par ses habitants offrent un certain confort entre deux baignades. Il faut juste prendre un verre et on peut y passer la journée (0,90 cts le verre de jus de fruits frais et on y mange pour 2 euros et déguster du mahi-mahi grillé pour 5 euros!)




En faisant un tour de la côte, on peut apercevoir des jukings, bateaux traditionnelles balinais utilisés par les pécheurs. Des couleurs vives peintes à même le bois viennent chatouiller la vue. 




Le snorkeling est juste fantastique à cet endroit (Jemeluk), une variété impressionnante de poissons et de coraux, à moins de 50 mètres du rivage. Contrairement aux Gilis, pas ou très peu de pêche à la dynamite; ce qui a permis aux Balinais de garder leurs fonds marins riches en biodiversité.









Pendant ce séjour, on en profite pour voir le Tirtagganga, un palais d'eau. Petite déception: le lieu n'a rien d'extraordinaire, mais cela nous a permis de profiter du paysage et encore de rizières de toute beauté où les nuages s'y reflètent.

Les rizières dans l'arrière-pays sur la route du Tirtagangga









La frustration de ne pas avoir vu le mont Agung à Sidemen disparaît enfin à Amed.
De la falaise de Jemeluk, on aperçoit l'imposant volcan et son flanc qui s'étire jusqu'à la mer et au delà; au coucher du soleil, c'est encore plus magnifique. Les paysages balinais sont vraiment à couper le souffle.








dimanche 28 juillet 2013

Sidemen et ses rizières en terrasse au pied du volcan Agung



Le taxi nous conduit jusqu'à notre prochaine étape: Sidemen (plus précisément Tabola). On arrive sous une pluie battante, tropicale, diluvienne; et après être descendus du taxi, je m'aperçois que j'ai perdu ou oublié…mon téléphone chéri… damn! On se dit que ce n'est que matériel, on est en vacances, so enjoy the landscape of Sidemen, je pleurai mon iphone quand je serai de retour à Paris.

La villa Pelangi, notre hôtel, est très récent et cela se voit. Les bungalows ont des ouvertures sur l'extérieur; et avec une nature aussi généreuse: résultat, on y découvre quelques petites grenouilles dans la salle de bains à la nuit tombée et une invasion de petites fourmis rouges parce que bêtement, j'ai laissé trainer une peau de bananes dans la poubelle. Pour les grenouilles, je les attrapes et les relâche; pour les fourmis: solution fatale: le Baygon!

Villa Pelangi: Arrivée sous une pluie battante

Bungalow - chambre

Salle de douche en pierre volcanique

Accalmie du temps - vue depuis la terrasse du bungalow

Quand le beau temps pointe son nez
La partie restaurant: bon plat à des prix raisonnables

Petit déjeuner complet

Deuxième jour à Sidemen: location d'un scooter et on roule encore et encore… On découvre des paysages plus sublimes qu'à Ubud. Mais le mauvais temps persistent. On est obligés de s'arrêter à plusieurs reprises. Même le Mont Agung ne se montrent pas sous ces épais nuages. Les collines capturent toute l'humidité et comme dans un songe, des brumes s'élèvent au dessus de la végétation. 
On espère toutefois que le soleil pointera le bout de son nez le lendemain.
Pendant la nuit, la puissance du tonnerre était telle, que j'ai eu l'impression que le volcan rentrait en activité. Les portes-fenêtres ont vibré une bonne demi-heure.







Un réveil ensoleillé, une bonne randonnée à travers les rizières s'impose. On reprendra la route, à pied, cette fois-ci jusque dans les hauteurs de Sidemen. Sur le chemin, les habitants profitent du beau temps pour étendre leur linge et faire sécher les clous de girofles, leurs effluves viennent titiller le nez. En chemin, on aperçoit des villageois nous saluer depuis la cime des girofliers: c'est apparemment le temps de la récolte. On s'arrêtera dans un petit warung avec une vue imprenable sur la vallée, cerise sur le gâteau; le poulet au curry est délicieux.
Le mont Agung apparait timidement derrière les nuages. On devine son imposante stature. On part de Sidemen demain et on regrette toutefois de ne pas avoir vu son ombre projeté sur les époustouflantes rizières en terrasse.
Fin de journée, pluie battante à nouveau; on est en altitude, les collines emprisonnent l'humidité des nuages et les rejettent lorsque l'astre solaire commence à disparaître.

Le mont Agung pointe le bout de son nez
Après la récolte du riz
Et au milieu, coule une rivière


Les rizières en terrasse sont magnifiques - toutes les nuances de vert

Séchage de clous de girofle devant le temple de la communauté
La vallée de Sidemen
Vue sur le village de Sidemen depuis le petit warung
et son excellent poulet au curry